C’est l’histoire d’un coureur DT1 plutôt maladroit

Maladroit car j’avais par le passé, oublié des semelles sur le marathon de La Rochelle, un Kamel bag sur l’écotrail 50, de m’inscrire sur les foulées des laveuses alors que j’avais inscrit tous mes athlètes… et encore plein d’autres anecdotes me faisant surnommer « Marteen » par mes gars du club de moissy-cramayel. Ce marathon de Barcelone sur lequel j’étais inscrit depuis 1 an ne dérogeait pas à la règle ; j’y allais avec 6 amis marathoniens du club non diabétiques. On décolla d’Orly la veille et logions à 2,5 km du départ/arrivée place Catalunya sur Barcelone.

Les 24h précédant le marathon avaient été correctes sur un plan glycémique et l’alimentation surveillée de près. Je rappelle que je suis pompé et porte un capteur glycémique. La nuit dans la chambre des ronfleurs dont je fais partie avait été difficile et le mariage organisé dans l’hôtel ce soir-là ne nous avait pas aidés. Le réveil glycémique affichait néanmoins 1,3 parfait!

C’est au cours de l’habillage que je m’apercevais avoir pris le Kamel bag mais oublié sa poche interne !! Marteen !! Pas grave, je rajoutais quelques pâtes de fruits dans la poche et savais que j’allais trouver de la boisson énergétique donc sucrée, sur les ravitos.

Départ du marathon à 8h30, l’hôtel nous organisa un petit déjeuner à 6h30, pas mieux. Je prenais 100g de glucides et m’envoyais 8 unités pour essayer de maintenir l’hyperglycémie.Marchant vite vers le point de départ, ma glycémie montait péniblement à 1,9 (un comble pour un diabétique non ?), je décidais donc de réduire à 8h00 mon débit pompe de 70% puis angoissé, débranchais finalement mon cathé.

Un « Marteen-i » sur glace s’il vous plais ?

Ayant eu quelques faiblesses début 2015 (hypothyroïdie, manque de magnésium…), je prenais prudemment le départ de ce marathon en compagnie de mon pote Alain avec une vitesse légèrement supérieure à 12 km/h.

Après 10 bornes et 49′ de course en papotant, je décidais de devenir cascadeur ! Mon pied gauche glissait alors sur une bouteille vide, m’obligeant à une roulade avant à la Teddy Riner! Remis sur pied immédiatement, la pompe n’ayant rien, seule la douleur d’une entorse malléolaire externe gauche perçue, je décidais d’accélérer et rattraper Alain. Quand c’est chaud, tu deviens super-héros ! Je faisais donc les 20 km suivants en super forme, prenant eau et Power….tous les 5 km et me projetant sur un possible chrono final à 3h25. Comme à son habitude sur marathon, ma glycémie monta à 3 g après 1h de course pour redescendre progressivement à 2,5 g après 2h et 1,5 g après 3h.

Est-ce le mur du 30 ? le manque de prépa ? l’épanchement inflammatoire de l’entorse ? au 30e kilomètre, la douleur devenait lancinante et difficile à supporter au contact du sol. Je terminais les 12 foutus kilomètres entre marche et course à 7/8 km/h, les 6 derniers kils durèrent une éternité.Jerome Trublet

Je parcourais donc ce magnifique parcours ensoleillé en 3h54 et remercie aujourd’hui ce public constant et déchainé tout au long du parcours. Après avoir retrouvé Alain et le reste de l’équipe heureuse d’avoir rentré des 2h58 et autres 3h09, je prenais le chemin de la pharmacie pour un merveilleux strap et Arnica.

La suite du marathon consista en des bolus élevés l’après-midi et une diminution de 30% sur le basal nocturne avec un réveil à 1,8 g/l le lundi. J’étais désagréablement surpris par une hyperglycémie autour de 5g !!!! entre 10h et 16h le lundi après-midi malgré des bolus répétés, un changement de cathé et de boîte de stylos à insuline. Est-ce le cathé posé le vendredi soir qui était en « fin de vie » ? une hyper à 5 nécessitant plusieurs heures pour redescendre ? le cathé accroché dans la ceinture de l’avion lors du lever? l’absence d’insuline lors du marathon répercutée exactement 24h après ?….

A 19h, je revenais à 1.3 g/l et tout est rentré dans l’ordre depuis.

Jérome

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