Ludovic sur le Lozère Trail 2017

Ludovic sur le Lozère Trail 2017

Contexte

32966052On ne peut pas dire que j’ai abordé ce Lozère Trail dans les meilleures conditions :

      – C’était ma 1ère course de l’année pour moi sur une distance qui est nouvelle aussi. 49km et 2300m de D+ au programme. L’année dernière, j’avais fait un 43km avec 1700m de D+ (le trail de Lalouvesc)
– Mon programme hivernal était identique à celui de l’année dernière, à savoir 3 sorties course à pieds par semaine (en variant)
– 1 séance de PPG au club d’aviro
– 1 sortie d’aviron
– Mon voyage au Vietnam en mars (3 semaines) m’a bien épuisé : je pesais 68 kilos avant et 65 après. Je pense avoir perdu pas mal au niveau des muscle.
– Comme l’année dernière, j’ai quand même fait un week-end choc fin avril, avec mon association de trail locale, au Sancy. fin avril.Week-end au cours duquel je suis arrivé sans mon lecteur de glycémie…

Sinon, le week-end a été organisé par mon association de trail locale (le TTT), week-end au cours duquel 4 de mes co-équipiers feront l’ultra (54 km le samedi + 52 le dimanche) et 3 d’entre nous feront le trail long (49 km et 2300m de D+).

=> voilà pour ces éléments de contexte, peu favorables. On ne peut pas dire que je le sente particulièrement bien:)

Avant la course

On logeait à l’EPMM de Sainte-Enimie, où on a dîné : des pâtes, du poisson, un fruit, un morceau de pastèque. J’ai réussi à être raisonnable :) Je me suis levé à 5h20 avec une glycémie à 1,64 et un petit-déjeuner à 5h45, horaire presque idéal. 4 tranches de pains de mie, une orange, 20 grammes de beurre, un peu de fromage blanc pour le petit-déjeuner.

Le départ est prévu à 8h00 de Sainte-Enimie et on arrive sur place à 7h45. La glycémie est à 2,20 quelques minutes avant. Bien : ni trop élevée ni trop basse. Une banane et une barre de céréale. Basale temporaire réglée à 0,10 au lieu de 0,275 habituellement.

Il fait relativement chaud et ils prévoient une petite vingtaine de degrés l’après-midi. J’enlève une couche.

=> Je me sens confiant

1ère partie de course

33003735Je me place parmi les derniers. Le départ est donné et j’essaie de ne pas partir trop vite. Je me sens bien sur la 1ère partie du parcours et j’essaie de profiter des paysages. Je remonte progressivement tout le monde. Après un ou deux kilomètres de plat, la 1ère difficulté s’annonce avec une belle montée dès le départ. Je remonte, je remonte. Je contrôle jusqu’au premier ravitaillement, au 11ème km et 1h30 de course. Je grappille quelques sucreries, un peu de fromage, un peu d’eau.

Une descente vers les gorges du Tarn s’amorce. Les descentes sont loin d’être ma spécialité mais j’assure et j’évite de ralentir tout le monde.

Puis vient la deuxième grosse difficulté : 3km et 600m de D+. Au milieu, au 18ème km, je m’arrête pour mesurer ma glycémie : 1,32. Ça reste correct. Je perds 5 minutes, beaucoup de monde me double. Une demi pâte de fruits et un bout de ma barre d’amande coco et je repars.

2ème ravitaillement au 20ème km : glycémie à 0,79. Ça a beaucoup baissé en très peu de temps. Arrêt temporaire de la pompe (qui durera environ deux heures au final), j’essaie de bien m’alimenter au ravitaillement (TUC, gâteaux, pâtes de fruits, cochonneries diverses et variées) et je refais le plein de mes flasques. Je sais que les deux grosses difficultés sont passées mais je repars doucement, sans être spécialement en confiance.

=> Pour l’instant, ce n’est pas si mal que cela : la vitesse est correcte et je suis en avance par rapport à mon plan de marche

2ème partie de course

On redémarre par une montée. Bon an, mal an, j’avance. Pas à un rythme endiablé, loin de là mais j’avance. Après 45 minutes, j’ai toujours le sentiment de manquer de carburant. Je mesure de nouveau ma glycémie : 0,85. Mieux mais pas génial. Je prends des DEXTRO. Les chemins techniques s’enchaînent, légèrement en montée, que je parcours en marchant.

J’atteins le troisième et dernier ravitaillement au 33ème km et 5h05 de course. C’est toujours un peu galère. La glycémie a remonté, à 1,65. Je mange quelques TUCS, qui descendent bien ainsi qu’un peu de jambon. Je regarde les autres aliments proposés mais rien ne me donne envie… Je remets ma pompe sur un débit basal de 0,10.

Au final, je crois n’être resté que 5 minutes sur ce ravitaillement.

Avec du recul, je passe en 5h05 et 32km avec 1700m de D+. Ce n’est pas si mal que cela pour moi : l’année dernière, au Trail Court du Sancy (33km et 2000m de D+), j’avais mis 5h31.

Après une petite montée, les chemins commencent à être plats voire en légère descente. J’en profite pour recommencer à courir. Au 35ème km, je butte sur une pierre, mon mollet se tend et je ressens une crampe ! Crampe ou élongation, je ne sais pas. Après quelques étirements, je repars doucement en alternant marche et course et en faisant attention en posant mon pied. Mes jambes sont raides et le tibiale antérieur n’arrête pas de sauter !

30 minutes plus tard, je mesure de nouveau ma glycémie : 1,05. J’arrête ma pompe et je termine ma barre d’amande.

La suite sera une longue marche, où je tenterais de courir par moment quand même.

Au 45ème km, je double un concurrent à l’arrêt. C’est contagieux. Je n’en peux plus, je m’arrête également. Je mesure ma glycémie : 2,47. Je remets ma pompe en route avec une basale temporaire à 0,10 et je fais un bolus correctif d’une unité, moitié moins que ce que l’assistant me propose. Rebelotte au 46ème km : je m’arrête.

48ème km : je tombe sur un concurrent de l’ultra qui est parti à 6h00 du matin. On discute et c’est un voisin régional, de Blois. On commence à croiser des membres de l’Organisation qui nous disent qu’on est presque arrivés.

Je termine (enfin) en courant avec un extrait d’ACDC lancé par le commentateur, très sympa !

Au final, je termine 50ème SE sur 55 et 162 sur 181 finishers, en 8h31. L’important, c’est de terminer. Glycémie à 3,24.

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Bilan (par rapport à la gestion du diabète/santé)

Je pense que j’ai commis une petite erreur sur l’hydratation pré-course :

  • J’avais bu 1 litre environ le samedi dont 0,75 litre le matin. Je pense que j’aurais dû boire plus.
  • Je me suis planté sur la qualité de l’eau, je pense : j’avais lu peu de temps avant que la Mont Roucous était hydradante. Mais très faiblement minéralisée… J’en ai bu pas mal, sans doute au détriment d’autres plus minéralisée.

Au final, je n’ai que peu touché à mon stock de nourriture : ma barre d’amande, une pâte de fruit, des DEXTRO. On ne peut pas dire que je me sois gavé aux points de ravitaillement alors que j’aurais sûrement dû le faire.

J’aurais dû faire un trail, même un peu petit, en Indre-et-Loire. J’aurais commis quelques erreurs, que je n’aurais pas commises le jour de l’épreuve.

Je pense aussi que je n’aurais pas dû arrêter ma pompe au moment où je ne faisais que marcher/courir à très petit trot. Arrêter la pompe, c’est très bien quand l’effet du GLUT4 remplace l’insuline. Sinon, ça empêche les glucides de rentrer dans les cellules. Ce qui explique, je pense, mes glycémies vers la fin et mes envies d’abandon aux 45ème et 46ème km, où, là, j’étais vraiment sec de chez sec.

J’ai négligé les ravitaillements, surtout le dernier : je pense que j’aurais dû prendre plus mon temps, discuter avec les bénévoles, les autres concurrents et me projeter plus dans cette dernière étape et la prendre comme une nouvelle épreuve. Alors que là, j’avais le chronomètre en tête, je pensais à ce que j’avais déjà fait et ce que j’avais encore à faire…

Je pense que j’ai mesuré trop de fois ma glycémie. J’aurais dû être plus à l’écoute de mon corps et ne pas être obnubilé par mes glycémies, qui, si elles n’étaient pas hautes n’étaient pas spécialement basses non plus.

Je n’ai rien mangé à l’arrivée mais je pense que j’aurais dû au moins manger des protéines. Mardi matin, j’étais à 65,2 kilos versus 68 kilos une semaine avant (tout en ayant bouffé pas mal de saletés dimanche soir et lundi)

Bilan sportif

Très belle région, très beau trail, je recommande ! Je pensais aussi faire les Hospitaliers fin octobre mais la marche est trop haute pour moi pour l’instant.

Mon programme d’entraînement croisé n’est pas forcément adapté à de telles épreuves. Je pense que je ferais mieux de suivre un vrai plan d’entraînement avec 4/5 sorties en endurance/course à pieds par semaine pour être bien (mieux) sur ce genre d’épreuves.

Et après ?

Prochaines étapes : Panzoult, près de Tours, pour un 35 km et 1000m de D+ en juillet, UT4M Vercors et UT4M Belledonne (16 et 18 août) ainsi que le 60 du Sancy en septembre.

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